La taxe carbone,
une taxe indispensable pour changer les modes de vie !


Les nouvelles données en matière de réchauffement climatique sont alarmantes ! Pour les experts sur le climat du GIEC, les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent cesser d’augmenter au plus vite. Si les émissions de GES continuent d’augmenter après 2015, il y a risque d’emballement climatique !


La terre se réchauffe
La lutte contre le réchauffement climatique a commencé en 2005, avec l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto qui impose à l’industrie des objectifs annuels de réduction des émissions de CO2.

En 2007, le Grenelle de l’environnement a fixé un objectif ambitieux pour la France : diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre de la France à l’horizon 2050. Pour y parvenir, le gouvernement va déployer un vaste programme d’économie d’énergie qui passera par l’isolation thermique des habitations, et la proportion d’énergies renouvelables toutes sources confondues devra atteindre 23% en 2020. Mais sans un changement profond du comportement quotidien de chaque individu, l’objectif ne sera pas atteint…

La taxe carbone viendra donc compléter les mesures gouvernementales sous la forme d’un bonus-malus qui pénalisera les comportements énergivores et sera redistribué dans sa totalité aux particuliers.

La taxe carbone :


Pour la première fois en France, une fiscalité écologiste universelle entièrement basée sur le principe du pollueur-payeur prendra effet le 1er janvier 2010. Particuliers, entreprises privées et administrations y seront soumis. Toutes les émissions de CO2 provoquées par l’utilisation de combustibles fossiles (essence, gasoil, fioul, gpl, gaz) seront taxées sur la base de 17 euros la tonne de CO2. Le prix de ces combustibles augmentera donc en proportion des émissions de CO2 qu’ils occasionnent. Tout ce qui sera payé par les particuliers leur sera intégralement reversée sous la forme d’un chèque ou d’une réduction d’impôt forfaitaires, en début d’année du montant suivant :

– 46 euros par adulte en ville
– 61 euros par adulte à la campagne
– 10 euros par enfants

Ainsi, un couple habitant en ville avec 1 enfant recevra au titre du remboursement forfaitaire de la taxe carbone, la somme de 102 euros lors du paiement du 1er tiers des impôts.

Au 1er janvier 2010, la CCE (Contribution Climat Energie, nom officiel de la taxe carbone) sera de 4,5 centimes par litre de gazole ou de fioul, 4 centimes par litre d’essence, et 3.14 euros par MW.h. de gaz de ville, soit une augmentation de 7.6% pour ce dernier. Pour les transports routiers, c’est l’affréteur qui paiera la taxe. Les secteurs agricoles et la pêche, pourtant parmi les plus gros pollueurs seront exonérés de payer la taxe.

La CCE augmentera progressivement chaque année pour atteindre 100 euros en 2030, laissant le temps aux français de s’orienter vers un mode de vie moins énergivore. L’intérêt de la taxe et de son remboursement forfaitaire est de récompenser les foyers qui se trouvent sous le taux moyen d’émission de CO2 et de pénaliser ceux qui se trouvent au dessus, les obligeant à réduire leurs émissions polluantes par une pression financière progressive.

Tonnes de CO2 par habitant :

Tonnes de CO2 par habitant

Le réchauffement climatique : un phénomène « naturel »…


Par le passé et à plusieurs reprises, les perturbations du cycle du carbone ont provoqué de violents changements climatiques. Il y a 56 millions d’années, une augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère dont l’origine est encore discutée, a provoqué un réchauffement climatique de 6 °C et une inversion des courants océaniques profonds. Les niveaux actuels de dioxyde de carbone (CO2) approcheraient ceux de la transition paléocène-éocène…

Pour les scientifiques, la planète est entrée dans l’ère Anthropocène, une nouvelle ère géologique marquée par le déstockage massif des ressources fossiles (charbon, gaz, pétrole) enfouies sous terre, et par la disparition de nombreuses espèces animales et végétales. Ainsi l’activité humaine à mis fin à l’holocène, période post-glacière de 10.000 ans au climat stable.

Aujourd’hui, les effets du réchauffement planétaire se font déjà ressentir. La calotte glacière fond, les grands glaciers fondent, le niveau de la mer monte, les phénomènes climatiques violents se multiplient, les forêts brûlent. L’ONU attend 50 millions de réfugiés climatiques d’ici 2010.

Les catastrophes naturelles du passé sont semblables aux bouleversements dont les prémices se font déjà ressentir… à la seule nuance cette fois-ci, on sait exactement d’où vient le CO2 : du relâchement soudain, en moins d’un siècle de la majeure partie du carbone fossile de la planète, que l’homme a brûlé sous forme de combustibles.

Décembre 2009 : Conférence de Copenhague


Le traité de Kyoto signé par 175 pays (sans les États-Unis) a pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés d’au moins 5,2% d’ici la fin 2012. Si un nouvel accord ambitieux est signé lors de la Conférence de Copenhague, il sera possible de contenir l’augmentation des températures en deçà de 2°C et éviter l’emballement climatique. L’humanité est-elle à la hauteur pour stopper et réparer les dégâts qu’elle provoque ? Un début de réponse est donc attendu à l’occasion de la Conférence de Copenhague.

Depuis 2007, Le protocole de Kyoto a décidé une taxe sous forme de « crédits carbone » ou CER (certified emission reduction) qui impose aux industries émettrices de GES (gaz à effet de serre) des objectifs annuels de réduction de leurs droits à polluer.

Le sommet de Copenhague s’est terminé par un échec remarquable. Les 120 chefs d’Etat se sont donné rendez-vous en 2010 à Bonn, et une déclaration commune non signée et non contraignante a été publiée.
  • Limiter le réchauffement planétaire à 2°C d’ici à 2050
  • Pas d’objectif chiffré de réduction des émissions de GES
  • 30 milliards entre 2010 et 2012 pour l’aide aux pays émergents
  • puis 100 milliards de dollars par an pour l’aide aux pays en développement à partir de 2020
  • Refus d’une Organisation mondiale de l’environnement pour contrôler les engagements
Lire le texte de l’accord de Copenhague.

Vers une taxe carbone européenne ?


L’abandon du projet de taxe carbone par le gouvernement français qui attend une législation européenne trouve un écho dans les propos de la commissaire européenne à l’action climatique. Dans un entretien accordé à EurActiv.com en juin 2010, Connie Hedegaard voit dans la taxe carbone un outil efficace qui va au-delà de la simple incitation à réduire la consommation énergétique.

« Ne taxez pas ce que vous gagnez, taxez ce que vous brûlez. »

Lire l’article.

Décembre 2011 : Conférence de Durban


Les représentants de 190 pays réunis à Durban en Afrique du Sud, en vue de décider d’un accord global en 2015 sur la réduction des gaz à effet de serre, ont décidé la poursuite du protocole de Kyoto engagé en 2005 pour lutter contre le réchauffement climatique. Si un accord a été trouvé avec l’Inde, le Canada, le Japon et la Russie ne souhaitent toujours pas s’engager sur la réduction de leurs émissions de CO2.

Décembre 2012 : Conférence de Doha


L’accord de Kyoto qui impose aux pays industrialisés de réduire leurs émissions de CO2 expire fin 2012. Il reste donc moins d’un mois pour définir à Doha de nouvelles règles afin d’éviter un vide juridique qui mettrait en périls la survie des entreprises dont l’actiivté repose sur le mécanisme du crédit carbone…

Septembre 2013 : Le 5em rapport du GIEC


Certainement le graphique le plus important du 1er volume du dernier rapport du GIEC, intitulé « Climate Change 2013: The Physical Science Basis ».

Le réchauffement climatique est bien là… Lire la suite.

Augmentation de la température de la Terre en 1901 et 2012


A propos du chauffage au bois et du chauffage électrique :

Les différents poêles à bois pour un chauffage relativement neutre en émission de CO2 (entre 33 et 42 g d’équivalent CO2 au KW.h).

Un forum pour discuter des différentes technologies de chauffage électrique disponibles dans le commerce.